background img

Comment se débarrasser d’un paranoïaque ?

Est-ce que tu sautes au moindre bruit ? Est-ce qu’une phrase anodine dans la conversation vous met sur une puce dans l’oreille ? Vous souffrez peut-être d’hypervigilance. Ce syndrome est défini comme un état d’alerte permanente. L’hypervigilance vise à prévenir un danger (réel ou supposé) et est fréquemment observée chez les personnes anxieuses .

A lire aussi : Les défis de la gestion des EHPAD

L’hypervigilance : un système de défense exacerbé

Pour nos ancêtres, la vigilance était une question de survie, afin, par exemple, de s’enfuir devant un prédateur. De nos jours, s’il est rare de voir un ours au coin de la rue, le danger est toujours présent et un minimum d’attention est requis. Cependant, la machine s’emporte parfois et la vigilance tourne à l’hypervigilance .

A voir aussi : Quel sport pour la maladie de Parkinson ?

Les personnes hypervigilantes sont hypersensibles à leur environnement. Leur cerveau suranalyse et réagit de manière excessive à cet environnement et à ces menaces supposées. Ils anticipent toujours le potentiel le danger et leurs sens sont toujours sur le qui-vive.

L’hypervigilant peut réagir de façon excessive à un danger physique (un bruit soudain, une voiture qui arrive un peu vite), mais aussi à un événement survenant au cours d’une relation humaine (il a froncé les sourcils = il ne m’aime pas).

À savoir ! L’hypervigilance n’est pas de la paranoïa : le paranoïaque est délirant, l’hypervigilant est juste sur ses gardes. De plus, le paranoïaque vit son délire dans le présent sans avoir conscience d’être malade alors que la personne hypervigilante est en attente, et lucide quant à son malaise sans toutefois parvenir à y remédier.

Les personnes hypervigilantes ont tendance à crier ou à surprendre lorsqu’elles sont surprises. Ils espionnent leur environnement, évitent les lieux bondés. Ils analysent trop les situations et imaginent toujours le pire. Dans les relations sociales, ils se révèlent hypersensibles au ton et aux expressions de leur interlocuteur, prenant tout personnellement.

En général, ces hypervigilance les comportements ne sont pas très gênants, mais dans les cas graves, ils peuvent entraîner des comportements obsessionnels, des difficultés dans les interactions humaines ou même un retrait social.

À lire aussi —

Anxiété : que fait notre cerveau ? Anxiété et hypervigilance : poulet ou œuf…

L’hypervigilance peut être un symptôme de :

  • Certaines maladies mentales telles que la schizophrénie, le trouble obsessionnel-compulsif ou le TOC, le syndrome bipolaire ;
  • Stress post-traumatique, lié à un événement passé douloureux tel qu’un accident, un viol, une guerre…

Mais on le retrouve également chez les personnes souffrant d’anxiété . L’hypervigilance des personnes anxieuses tend surtout à se manifester dans de nouvelles situations.

Cependant, tous les chercheurs ne s’entendent pas sur qui précède : est-ce l’anxiété qui mène à l’hypervigilance ? Ou d’être toujours sur le qui-vive qui cause le trouble anxieux ?

À savoir ! En 2009, une expérience menée sur une lignée de rats hypervigilants avaient montré qu’ils étaient également plus susceptibles de développer de l’anxiété.

Outre un trouble psychiatrique sous-jacent, l’hypervigilance peut être traitée par des méthodes douces telles que la relaxation ou le yoga. La psychothérapie, qui permet de travailler sur soi-même et de mettre en perspective des dangers hypothétiques, peut également s’avérer utile.

Lire aussi

— Anxiété préopératoire chez les enfants Isabelle V., journaliste scientifique.

La source

— Hypervigilance : symptômes et traitement — Actualités médicales du jour — Lana Burgess. 07 septembre 2017.

Catégories de l'article :
Santé