1 121,92 euros. Ce n’est pas un code secret, mais la somme exacte que peut toucher chaque mois un proche aidant d’un parent en perte d’autonomie. Derrière ce chiffre, des réalités bien concrètes : le quotidien bouleversé, les agendas qui plient, la vie professionnelle qui s’ajuste. Prendre soin d’un parent âgé ou malade ne relève pas d’un simple choix, c’est souvent une nécessité. Face à cette exigence, des dispositifs existent pour éviter que la solidarité familiale ne rime avec difficultés financières. Voici un tour d’horizon des principales aides financières mobilisables pour épauler un parent fragilisé.
Quelles sont les aides financières pour s’occuper d’un parent âgé ou malade ?
Plusieurs dispositifs permettent d’alléger le coût de l’accompagnement, sous réserve de répondre à certains critères. Voici un panorama des aides financières qui facilitent le maintien à domicile.
L’aide-ménagère à domicile
La personne âgée peut, si elle est reconnue éligible à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), utiliser ce soutien financier pour rémunérer une aide-ménagère. Le montant attribué varie selon les ressources du bénéficiaire, son niveau d’autonomie, mesuré par le fameux indice GIR, et le coût global des interventions prévues dans le plan d’aide.
La prestation de compensation du handicap (PCH)
Si le proche aidant intervient à titre d’aide humaine, le département prend en charge une partie de la rémunération, à hauteur de 14,04 euros par heure. Pour les actes de soins, la prise en charge grimpe à 14,73 euros l’heure. Ce dispositif s’adresse en priorité aux personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge.
La majoration tierce personne (MTP)
La MTP garantit, chaque mois, une enveloppe de 1 121,92 euros non imposables, versée au proche aidant. Ce coup de pouce financier vise à compenser la charge de l’aide régulière apportée à la personne dépendante.
Devenir aidant familial salarié
Accompagner un parent peut aussi ouvrir droit à une rémunération. Deux cas de figure existent. Si le parent ne perçoit pas l’APA, il peut employer un proche comme aide à domicile, avec le statut d’aidant familial salarié. Si le parent bénéficie de l’APA, cette allocation peut servir à financer cette rémunération. Le parent âgé ou malade devient alors officiellement l’employeur, avec à la clé des démarches administratives : inscription à l’Urssaf, déclaration des heures, bulletin de salaire. Un dispositif qui structure la relation et offre un cadre protecteur à l’aidant.
Quelles sont les conditions pour bénéficier des aides financières pour s’occuper d’un parent âgé ou malade ?
Chaque aide répond à des conditions précises, qu’il est utile de connaître pour préparer son dossier. Par exemple, l’aide-ménagère à domicile s’adresse aux personnes de 65 ans ou plus, qui ne perçoivent pas l’APA et dont les ressources mensuelles ne dépassent pas 868,20 euros. L’état de santé doit justifier le recours à une aide pour les tâches ménagères.
S’agissant de la rémunération de l’aidant familial par l’APA, la réglementation impose une limite : le proche aidant ne doit pas être conjoint, partenaire de PACS ou concubin de la personne aidée. Cette règle vise à garantir une certaine neutralité dans la relation d’aide, tout en permettant à un enfant, un petit-enfant ou un autre membre de la famille de bénéficier de ce dispositif.
Au fil des années, ces aides évoluent, se précisent, mais conservent toutes un même objectif : permettre à chacun d’accompagner ses proches sans s’épuiser ni s’appauvrir. Dans les couloirs administratifs ou autour de la table familiale, le savoir, c’est déjà reprendre la main sur sa trajectoire.


