Avec l’âge, les douleurs aux genoux peuvent finir par compliquer les déplacements, les courses et les activités quotidiennes. L’arthrose avancée touche parfois les deux articulations, au point de rendre chaque pas pénible. Lorsque les traitements médicaux et la rééducation apportent un soulagement insuffisant, la pose de prothèses devient une possibilité. Pour certaines personnes âgées, remplacer les deux genoux au cours d’une seule intervention permet d’envisager une récupération commune. Cette option demande une évaluation médicale approfondie, car elle sollicite davantage l’organisme.
Une intervention bilatérale sous conditions médicales
La pose simultanée de deux prothèses de genou consiste à remplacer les surfaces articulaires des deux côtés pendant une seule anesthésie. Cette opération concerne principalement les personnes atteintes d’arthrose bilatérale avancée, lorsque les douleurs limitent fortement la marche. Chez les seniors, le chirurgien orthopédiste évalue les bénéfices attendus face aux contraintes opératoires. L’âge civil représente un élément parmi d’autres, tandis que l’état général et les maladies associées pèsent davantage dans la décision. Un patient de 72 ans autonome et en bonne condition cardiovasculaire peut présenter un profil favorable. À l’inverse, une personne plus jeune atteinte d’insuffisance cardiaque peut nécessiter une stratégie différente. Il est préférable de connaître les détails de l’opération du genou en se renseignant sur protheseorthopedie.com avant d’envisager une prothèse.
Les risques d’une double prothèse chez les seniors

L’intervention simultanée sollicite davantage le cœur, les poumons et les mécanismes de coagulation qu’une opération sur un seul genou. La perte sanguine peut aussi être plus importante, avec un risque d’anémie et de transfusion. Les complications possibles comprennent une phlébite, une embolie pulmonaire, une infection ou un événement cardiovasculaire. Chez les personnes fragiles, une confusion postopératoire peut également apparaître. Le risque varie selon les antécédents, les traitements et les capacités physiques avant l’hospitalisation. Une étude publiée en 2022 a suivi 55 patients âgés de 70 ans ou plus. Elle a constaté une amélioration fonctionnelle à long terme, tout en soulignant l’importance d’une sélection médicale rigoureuse.
Les examens avant l’opération
Avant de programmer les deux prothèses, le chirurgien et l’anesthésiste examinent les antécédents médicaux et la capacité du patient à supporter l’intervention. Le bilan comprend généralement une prise de sang pour vérifier l’hémoglobine, la fonction rénale et d’éventuels troubles biologiques. Un électrocardiogramme aide à rechercher certaines anomalies cardiaques. Selon les symptômes, une évaluation cardiologique ou respiratoire complète les examens. Le médecin analyse aussi le diabète, l’hypertension, les traitements anticoagulants et les maladies pulmonaires. L’autonomie compte également : la capacité à se lever, marcher avec une aide et suivre les exercices postopératoires renseigne sur les besoins futurs. Chez une personne du troisième âge, ces éléments permettent d’adapter la stratégie opératoire à ses réserves physiques et à ses objectifs.
Une opération en deux temps comme alternative
Lorsque le risque opératoire paraît élevé, le remplacement des genoux à des dates différentes constitue une solution adaptée. Le chirurgien traite d’abord l’articulation la plus douloureuse ou celle qui limite le plus la marche. Après plusieurs semaines de rééducation, il évalue la récupération avant de programmer la seconde intervention. Un intervalle d’au moins trois mois est généralement recommandé dans les publications de consensus lorsque les deux opérations simultanées présentent trop de risques. Cette approche répartit l’effort chirurgical et permet au patient de récupérer progressivement entre les interventions. Elle implique deux hospitalisations et deux périodes de rééducation, avec des contraintes supplémentaires pour les proches.
La récupération après deux prothèses

Après une intervention bilatérale, la rééducation commence généralement dès les premiers jours, selon l’état du patient et les consignes de l’équipe soignante. Le kinésithérapeute accompagne les premiers levers, les transferts et les exercices destinés à retrouver la flexion des genoux. Comme les deux jambes ont été opérées, les appuis demandent une attention accrue pendant les déplacements. Un déambulateur peut sécuriser la marche et faciliter les changements de position, selon les capacités du patient. La durée de rééducation varie avec la force musculaire, l’équilibre et l’autonomie antérieure. Une aide à domicile ou un séjour en centre de réadaptation peut s’avérer nécessaire.
Les bénéfices et les limites de la double intervention
Le remplacement simultané présente un avantage concret : une seule anesthésie, une seule hospitalisation et une période de rééducation commune. Le patient évite ainsi de traverser deux fois la préparation opératoire et les contraintes liées à l’hospitalisation. Cette organisation peut convenir aux seniors en bonne condition physique, lorsque les deux genoux provoquent des douleurs comparables. En revanche, les premiers jours sont plus exigeants, car chaque jambe nécessite des soins et des exercices spécifiques. La fatigue, la douleur et les difficultés de déplacement peuvent compliquer les gestes quotidiens. L’âge seul ne suffit pas pour décider : les maladies associées et l’autonomie pèsent dans l’évaluation.

