Ce qu’on trouve vraiment au troisième étage de la tour Eiffel

Construite dans le prolongement du Champs de Mars à Paris, l’architecture inhabituelle de la Tour Eiffel est soutenue par quatre pieds métalliques autoportants qui se terminent par la forme d’un pylône. Au moment de sa construction, il ne s’agissait que d’un problème technique et architectural à résoudre, mais il est rapidement devenu le symbole de Paris et un synonyme d’innovation et de magie. Aujourd’hui, sa figure est reconnue dans le monde entier et émerge dans notre imaginaire collectif comme un symbole de grandeur qui inspire les artistes, les esthètes et les rêveurs.Il ne devait s’agir que d’une structure temporaire, mais l’icône en fer forgé fait désormais partie intégrante du tissu, tout comme la Seine.Conçue comme pièce maîtresse de l’Exposition universelle de 1889, célébrant le centenaire de la Révolution française, la tour devait être démantelée au bout de 20 ans, au grand soulagement des artistes et intellectuels parisiens qui protestaient contre le fléau « monstrueux » sur l’élégante silhouette de la ville. Heureusement pour nous, le bâtiment s’est avéré indispensable pour des expériences scientifiques (comme les premières transmissions radio) et le bâtiment, les 10 000 tonnes, a résisté à l’épreuve du temps. Aujourd’hui, « La Dame de fer » occupe une place de choix dans l’imaginaire à travers la France et le monde. Et les traditions qui l’entourent sont à la limite de la mythologie.

La Tour Eiffel en chiffres

Quelques données impressionnantes donnent la mesure de ce colosse métallique :

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  • 300 mètres de haut
  • 1 710 marches jusqu’au sommet
  • 10 100 tonnes de fer
  • 2 500 000 rivets
  • 20 000 ampoules clignotantes
  • 60 tonnes de peinture à chaque nouvelle couche
  • 6,5 pieds par seconde pour chaque ascenseur
  • Jusqu’à 20 cm de balancement au sommet par grand vent

L’histoire de la tour regorge d’anecdotes insolites. Victor Lustig, par exemple, a réussi à « vendre » la tour Eiffel à un ferrailleur, et il l’a fait deux fois. Gustave Eiffel, quant à lui, avait installé son propre bureau au sommet, où il recevait des invités de marque comme Thomas Edison. L’inventeur américain lui avait d’ailleurs offert un phonographe lors de sa visite.

La tour Eiffel fascine au point d’être copiée partout dans le monde, de Prague à Shenzhen, jusqu’aux extravagances de Las Vegas. Mais une seule tour domine vraiment Paris. Monter à son sommet reste un passage obligé pour tous les visiteurs de la capitale. Voici comment profiter au mieux de ce monument unique.

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Visitez la tour Eiffel

Accessible toute l’année, la tour Eiffel accueille les visiteurs de 9h à minuit en été (de mi-juin à début septembre) et de 9h30 à 23h45 le reste de l’année.

Impossible de rater la tour Eiffel lors d’un séjour à Paris. Haute de 324 mètres, elle surplombe la ville. Que l’on la contemple depuis le sol ou que l’on grimpe jusqu’à ses plateformes, le monument incarne l’image même de Paris. Sa construction, entamée en 1887, n’était censée durer que le temps de l’Exposition universelle, mais sa popularité l’a sauvée de la disparition.

À Paris, les avis divergent. Certains habitants adorent la tour, d’autres s’en lassent. Mais pour les visiteurs, le doute n’existe pas : il faut la voir de près, et si possible, y monter. Pour éviter les foules, privilégiez les jours de semaine et les horaires matinaux ou en soirée. Surtout, tentez d’éviter les heures de forte affluence, entre 11h et 17h.

Envie d’un peu de sport ? Les escaliers vous tendent les bras : 704 marches jusqu’au deuxième étage, une file toujours plus courte et une ascension rythmée par des panneaux informatifs et des panoramas spectaculaires, le tout pour sept euros environ. L’ascension offre un regard inédit sur la structure même de la tour. Mais pour accéder au sommet, il faut acheter un billet supplémentaire à l’issue du deuxième étage.

Les futures mamans bénéficient d’un accès facilité, et pour les autres, la réservation en ligne reste la meilleure façon d’échapper à l’attente. Les billets achetés à l’avance vous garantissent un créneau précis, à respecter dans la demi-heure. (À titre indicatif, le sommet coûte 17 euros pour les adultes, 14,50 euros pour les 12-24 ans.)

Méfiez-vous des revendeurs de billets, qui gonflent les tarifs. Même muni d’un billet, vérifiez le site officiel ou Twitter pour connaître les conditions météo et les éventuels retards d’ouverture. Si la montée est reportée, un e-mail vous proposera une nouvelle heure de visite ou le remboursement.

Options de billets pour visiter la tour Eiffel

Trois possibilités s’offrent à vous lors de l’achat des billets :

  • La montée par les escaliers, à 7 €. C’est l’option la plus économique et idéale pour ceux qui veulent gravir les marches à leur rythme. Comptez 669 marches jusqu’au deuxième étage, et la file d’attente est généralement plus courte.
  • Un billet à 11 €, pour l’ascenseur jusqu’au deuxième étage. Ici, l’attente se fait sentir, car la demande est forte.
  • L’accès au sommet pour 17 €. Il faut emprunter un premier ascenseur jusqu’au deuxième, puis patienter à nouveau pour le second, réservé à la montée finale.

Choisissez votre billet

Pour certains, gravir la tour Eiffel est un rêve à réaliser. Si vous êtes en forme, tentez l’expérience : une halte au premier étage permet de reprendre son souffle et d’admirer la vue avant de poursuivre vers le deuxième. Plusieurs options sont disponibles, selon la hauteur que vous souhaitez atteindre.

Si les hauteurs vous intimident, l’ascenseur reste une alternative rassurante… même si certains ferment les yeux le temps de l’ascension. Les escaliers, eux, réservent parfois des surprises : à travers la structure, on aperçoit le vide, et il arrive qu’on accélère le pas pour retrouver la terre ferme.

Le troisième étage

Le sommet réserve une expérience différente. Pour observer les monuments de Paris, le deuxième étage offre sans doute la meilleure perspective. Mais l’ascension au troisième élargit l’horizon, jusqu’à la banlieue francilienne. On y trouve aussi un bar à champagne pour trinquer à 276 mètres d’altitude… à condition d’accepter un prix à la hauteur du lieu !

L’attente reste inévitable pour le troisième étage, accessible uniquement via un ascenseur spécial. L’espace y est plus restreint, donc la foule se densifie rapidement.

Est-ce que ça vaut le coup ?

Beaucoup se demandent si la visite vaut vraiment le détour. Pour certains, la montée reste inoubliable : dominer Paris d’un regard, puis croiser la silhouette de la tour au fil des balades, en se rappelant qu’on y était. Il existe aussi d’autres points de vue, comme l’Arc de Triomphe, très apprécié pour les photos avec la tour en arrière-plan. L’idéal ? Tenter les deux expériences.

L’observatoire de la tour Eiffel, c’est la promesse d’une découverte à la fois spectaculaire et emblématique. Difficile de repartir de Paris sans l’avoir vécue.

Nos autres conseils pour visiter la tour Eiffel

1. Optez pour un billet avec créneau horaire

Réserver à l’avance permet d’éviter les files d’attente, mais vous engage sur une date et une heure. Si la météo tourne mal ou que la tour disparaît dans la brume, le créneau peut s’avérer moins judicieux. Pour un séjour court, cette option reste la plus sûre.

2. Privilégiez le métro Trocadéro

Certes, Bir-Hakeim est plus proche, mais la vue depuis le Trocadéro fait toute la différence : c’est le panorama idéal pour approcher la tour en beauté.

3. Admirez la tour de jour et de nuit

Il n’est pas nécessaire de monter deux fois, mais voir la tour illuminée à 22h reste mémorable. Prévoyez une montée peu avant le coucher du soleil pour profiter de la lumière dorée, puis du scintillement nocturne.

4. Préférez les escaliers

Monter à pied, c’est transformer la visite en aventure. Lors d’un séjour familial, éviter deux heures d’attente pour l’ascenseur en prenant les escaliers s’est avéré être un vrai plaisir. « C’est bien plus amusant que l’ascenseur », a confié un jeune visiteur. « On s’arrête où on veut, on profite des vues. » Jusqu’au deuxième étage (670 marches), l’effort est récompensé par le panorama. Besoin d’une pause au premier niveau ? Il est possible de changer pour l’ascenseur à ce stade.

5. Accordez du temps au deuxième étage

Le panorama y est souvent le plus apprécié : une vue aérienne de Paris, suffisamment proche pour reconnaître les monuments, suffisamment haute pour admirer l’étendue de la ville.

6. Filmez le trajet en ascenseur

Une fois dans la cabine vitrée, sortez votre téléphone ou votre caméra. Enregistrez la montée : la structure métallique, la ville qui s’éloigne, tout s’y prête.

Conseils finaux avant votre visite de la Tour Eiffel

Pour préparer au mieux votre découverte, gardez en tête ces derniers points :

  • Réserver vos billets en ligne évite l’attente.
  • Si la réservation n’est pas possible, arriver avant l’ouverture (vers 9h) permet d’éviter la foule.

Comment se rendre à la tour Eiffel ?

Le métro Trocadéro (lignes 6 et 9) vous offre une arrivée spectaculaire, avec la vue la plus emblématique sur la tour et la Seine. C’est aussi un point d’observation privilégié lors des festivités du 14 juillet, quand la Dame de Fer s’illumine. De là, comptez une quinzaine de minutes à pied pour traverser le pont d’Iéna.

L’alternative : la station Bir-Hakeim (ligne 6), à dix minutes de marche le long du quai Branly, ou École Militaire (ligne 8), à un quart d’heure du site. Le RER C dessert également la station Champ de Mars-Tour Eiffel, la plus proche, mais des travaux peuvent perturber la ligne à certaines périodes.

Tour Eiffel : le saviez-vous ?

La tour Eiffel suscite bien des rumeurs. Certaines sont fondées : une tyrolienne avait été installée lors des Internationaux de France. D’autres, non : aucun « mur » n’est prévu autour du site, mais une nouvelle paroi vitrée a été posée dans les jardins pour améliorer l’expérience des visiteurs et la sécurité.

Pour découvrir les coulisses et les anecdotes méconnues, un guide privé reste la meilleure option. Cultival propose un parcours exclusif menant dans les zones habituellement fermées, comme l’ancienne salle des machines ou le bunker sous le Champ de Mars. Le guide attire aussi l’œil sur les innovations récentes, comme les éoliennes discrètement peintes aux couleurs de la tour.

Autre nouveauté : le sol en verre au premier étage, réservé aux téméraires. L’hiver, une patinoire s’y installe. En mars, les plus courageux peuvent assister à la « Verticale de la tour Eiffel », une course où les participants gravissent les 1 665 marches jusqu’au sommet.

La Dame de fer n’a pas livré tous ses secrets

À l’heure où la tour s’apprête à accueillir son 300 millionième visiteur, voici quelques faits surprenants sur la star du Champ de Mars. Depuis son inauguration en 1889, la tour Eiffel attire chaque année près de sept millions de visiteurs. Depuis son ouverture, 300 millions de personnes ont admiré Paris depuis ses plateformes.

Le succès n’était pourtant pas gagné d’avance. En juillet 1887, 300 artistes et intellectuels s’étaient mobilisés contre la construction de ce qu’ils appelaient la « tour ridicule ». Heureusement pour le tourisme parisien, leur requête est restée lettre morte.

13 faits étonnants sur la tour Eiffel

  1. La construction a duré deux ans, deux mois et cinq jours, débutant en 1887.
  2. Le coût s’est élevé à 7 799 401,31 francs or, une somme colossale pour l’époque.
  3. Avec son antenne, la tour culmine à 324 mètres. Sans elle, 300 mètres (984 pieds).
  4. La tour « grandit » de 7 pouces sous le soleil, pour ensuite se contracter par temps froid.
  5. Son poids atteint 10 000 tonnes.
  6. La durée de vie prévue était de 20 ans, mais sa fonction de relais télégraphique a prolongé son existence.
  7. Chaque année, un ascenseur parcourt 103 000 kilomètres, soit deux fois et demie le tour de la Terre. Les escaliers comptent 1 710 marches, mais l’accès se limite au premier étage pour les visiteurs.
  8. La tour a été repeinte 18 fois, nécessitant 60 tonnes de peinture à chaque session.
  9. Pendant 41 ans, la tour Eiffel est restée la plus haute structure du monde, jusqu’à l’arrivée du Chrysler Building.
  10. 250 millions de visiteurs ont foulé ses plateformes au fil du temps. Faites-vous partie du club ?
  11. En 1944, la tour a échappé de peu à la destruction, malgré un ordre de démolition émanant d’Hitler, qui n’a jamais été exécuté.
  12. Par grand vent, le sommet oscille de 13 centimètres. Rassurez-vous, la structure reste stable.
  13. En 2016, une portion de l’escalier s’est envolée aux enchères pour 523 800 €, soit dix fois l’estimation de départ.

Et pour la petite histoire, on recense des répliques de la Dame de fer sur tous les continents.

Conseils pour photographier la tour Eiffel

La tour Eiffel occupe une place de choix sur Instagram et dans les albums de voyage. Les spots les plus prisés restent le Trocadéro et le Champ de Mars. Mais pour sortir des sentiers battus, la photographe Mary Quincy conseille l’avenue de Camoens, parfaite pour un portrait avec la tour en arrière-plan, sans la foule. Autre adresse : le Square Rapp, qui offre une perspective originale entre deux immeubles.

Autres points de vue remarquables : la rue Saint-Dominique, la butte du Sacré-Cœur, le sommet de l’Arc de Triomphe pour la proximité et la vue panoramique, sans oublier la tour Montparnasse, dont la plateforme panoramique propose une vue imprenable (comptez 17 euros pour y accéder).

Où manger près de la Tour Eiffel

Envie de savourer la cuisine parisienne avec vue sur la Dame de fer ? Si le restaurant étoilé Jules Verne, perché au deuxième étage de la tour, reste un rêve pour beaucoup, d’autres adresses à proximité valent le détour sans tomber dans le piège à touristes.

Le Café de l’Homme, installé dans le Musée de l’Homme rénové sur le Trocadéro, déploie l’une des plus belles terrasses de Paris avec vue directe sur la tour et une carte mettant à l’honneur les produits de saison. Les Ombres, sur le toit du musée du quai Branly, et la terrasse Krug de l’Hôtel Shangri-La, figurent aussi parmi les lieux offrant des panoramas spectaculaires.

À dix minutes de marche, le chef Philippe Excoffier propose une cuisine raffinée dans son bistrot, fréquenté par une clientèle locale fidèle. Un conseil : à Paris, mieux vaut réserver, par téléphone ou par mail. Sinon, la rue Cler, juste à côté, déborde de commerces de bouche parfaits pour improviser un pique-nique face à la tour.

Informations à garder à l’esprit

  • Tour Eiffel, Champ de Mars, 5 Avenue Anatole France, 75007 Paris
  • Café de l’Homme, 17 Place du Trocadéro et 11 novembre 75016 Paris ; 33 1 44 05 30 30
    Les Ombres, 27 Quai Branly, 75007 Paris ; 33 1 47 53 68 00
  • Hôtel Shangri-La, 10 Avenue d’Iéna, 75116 Paris ; 33 1 53 67 19 19
  • Philippe Excoffier, 18 rue de l’Exposition, 75007 Paris ; 33 1 45 51 51 78
    Les prix annoncés sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.

L’histoire de la tour Eiffel

Quand Gustave Eiffel et son équipe lancent la construction de ce qui allait devenir le monument le plus reconnaissable de Paris, le pari ne fait pas l’unanimité. Aujourd’hui, la tour Eiffel continue de jouer un rôle de premier plan, non seulement dans les médias, mais aussi dans le cœur des visiteurs qui affluent du monde entier.

Conception et construction de la tour Eiffel

En 1889, Paris célèbre le centenaire de la Révolution française avec une exposition universelle. Plus de cent artistes proposent des projets pour un monument sur le Champ-de-Mars. Le chantier revient à Eiffel et Compagnie, pilotée par Alexandre-Gustave Eiffel. Mais le véritable concepteur, c’est Maurice Koechlin, ingénieur en structure, épaulé par Emile Nouguier. Ensemble, ils avaient déjà travaillé sur l’ossature de la Statue de la Liberté.

Les plans initiaux ne séduisent pas Eiffel, qui exige une touche plus décorative. Résultat : une tour composée de 18 000 pièces en fer forgé et 2,5 millions de rivets. Des centaines d’ouvriers assembleront cette dentelle métallique en deux ans à peine. À son ouverture en mars 1889, la tour culmine à près de 300 mètres, décrochant le record de hauteur mondiale, qu’elle conservera jusqu’au Chrysler Building en 1930. En 1957, l’ajout d’une antenne lui rendra une brève suprématie.

La première plateforme publique était située au deuxième étage. Rapidement, les trois niveaux deviennent accessibles, dont deux avec restaurant, par escalier ou ascenseur. Pendant et après l’exposition, la foule est au rendez-vous, mais les Parisiens restent divisés. Guy de Maupassant, qui détestait la tour, avait trouvé la parade : déjeuner dans le restaurant à sa base, seul endroit à Paris où il ne la voyait pas.

La tour Eiffel prend racine dans le paysage parisien

Prévue pour être éphémère, la tour a bien failli disparaître en 1909. Son utilité pour la radiotélégraphie la sauve de la démolition. Pendant la Première Guerre mondiale, elle intercepte des communications ennemies et transmet des alertes. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Hitler ordonne sa destruction, mais l’ordre ne sera jamais appliqué. Durant l’Occupation, la Résistance sabote les câbles de l’ascenseur, obligeant les nazis à gravir les marches à pied.

Tour Eiffel : anecdotes et chiffres

La tour a servi de décor à des exploits, des cérémonies, et même à des expériences scientifiques. En 1911, le physicien Theodor Wulf a mesuré, grâce à un électromètre, des niveaux de rayonnement plus élevés au sommet qu’à la base, découvrant ce qu’on appelle aujourd’hui les rayons cosmiques. Plus de 30 répliques ont vu le jour dans le monde.

La tour a connu un lifting majeur en 1986 et une nouvelle peinture tous les sept ans. Avec près de 7 millions de visiteurs annuels, elle reste l’attraction payante la plus visitée au monde. Environ 500 salariés assurent son fonctionnement quotidien, de la restauration à la sécurité, en passant par la gestion des ascenseurs et l’accueil des foules.

Que vous ayez déjà arpenté Paris ou que la ville vous paraisse lointaine, le nom de la tour Eiffel évoque instantanément l’élégance et l’audace architecturale. Au départ, elle fut désignée comme « le bâtiment le plus laid de Paris », selon certains critiques, avant de devenir l’emblème de la capitale.

La star de l’Exposition universelle

Si Gustave Eiffel est resté dans l’histoire, deux autres hommes, Maurice Koechlin et Emile Nouguier, méritent aussi d’être cités pour la conception originale. Avec l’architecte Stephen Sauvestre, ils remportent le concours de l’exposition universelle. La construction démarre en 1887, au grand dam d’une partie de l’élite artistique, scandalisée par ce géant de fer.

La tour, radicalement nouvelle, marque l’avènement de la modernité architecturale. Le fer, matériau révolutionnaire, n’était jusqu’alors utilisé que pour les structures internes ou des constructions utilitaires. Avec la tour Eiffel, il s’affiche en pleine lumière.

Les protestations n’ont pas empêché la construction : 18 000 pièces, 2,5 millions de rivets, 7 300 tonnes de fer, et 60 tonnes de peinture. Depuis, la tour a été repeinte 18 fois.

La tour Eiffel en résumé

  • Gustave Eiffel a employé le fer forgé en treillis pour prouver que le métal pouvait rivaliser avec la pierre en solidité et en légèreté.
  • Eiffel a aussi réalisé l’ossature interne de la Statue de la Liberté.
  • Le coût du projet, en 1889, s’élevait à près de 7,8 millions de francs or (environ 1,5 million de dollars).
  • La hauteur actuelle avec antenne atteint 324 mètres.
  • Elle a été la plus haute structure du monde jusqu’en 1930.
  • La tour a été conçue pour osciller légèrement au vent ; le soleil la fait même s’incliner de 18 centimètres et grandir d’environ 15 cm par forte chaleur.
  • Poids total : 10 000 tonnes.
  • Éclairage : 5 milliards de lumières scintillent lors des animations majeures.
  • Son surnom : la Dame de Fer
  • Les plateformes sont situées à 190, 376 et près de 900 pieds du sol.
  • La tour compte 108 étages et 1 710 marches, mais le public ne peut emprunter que les escaliers jusqu’au premier étage et deux ascenseurs la desservent.
  • Un ascenseur parcourt près de 103 000 kilomètres par an.
  • La tour Eiffel s’impose comme un marqueur de la modernité, loin des styles historiques précédents.

Grâce au fer, la tour Eiffel a ouvert la voie à l’architecture moderne, non seulement par sa forme mais aussi par son accessibilité. Gustave Eiffel a insisté pour intégrer des ascenseurs, importés des États-Unis faute de fournisseur local. Ce choix a démocratisé la vue sur Paris, autrefois réservée aux plus fortunés pouvant s’offrir un vol en montgolfière. La tour est ainsi devenue accessible à tous, symbole d’une nouvelle ère.

Les usages de la tour Eiffel

Initialement prévue comme structure temporaire, la tour devait disparaître après 20 ans. Mais au fil du temps, elle s’est imposée dans le paysage et les mentalités. Même ses détracteurs ont fini par reconnaître son attrait, à l’exception de quelques irréductibles.

Pour éviter la démolition, Gustave Eiffel s’est employé à prouver son utilité scientifique. Quelques jours après l’ouverture, il installe un laboratoire de météorologie au troisième étage, invitant les chercheurs à y travailler sur la gravité ou l’électricité. Finalement, c’est la hauteur de la tour qui la sauvera, grâce à son usage comme relais télégraphique.

En 1910, la concession de la tour est renouvelée pour son rôle de diffuseur sans fil. L’armée l’utilise pour communiquer avec les navires dans l’Atlantique et intercepter les messages ennemis lors de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, plus de 120 antennes émettent radios et télévisions à travers Paris et au-delà.

À chaque lever de soleil sur le Champ de Mars, la silhouette de la tour Eiffel rappelle qu’au-delà de la prouesse technique, c’est une certaine idée de Paris qui continue de s’inventer, entre passé, présent et promesses d’avenir.

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