Bibliothèque d’information publique, notre réponse du 08/04/2017. (Mis à jour le 09/06/2021)
Annecy conserve sa couronne, Peltre aussi : le palmarès 2021 des villes et villages où il fait bon vivre vient d’être publié. Cette année, un critère inattendu s’invite dans la sélection : l’accès à Internet, érigé en priorité sanitaire à l’heure du télétravail généralisé. Quels territoires tirent leur épingle du jeu ? Sur quoi repose ce classement ? Et comment s’inscrit-il dans la quête d’une meilleure qualité de vie pour les Français ?
Classement des villes les plus agréables de France
Chaque année, des magazines généralistes se penchent sur la qualité de vie dans les communes françaises, livrant analyses et comparatifs qui agitent le débat public.
Association Villes et villages où il fait bon vivre
Pour dresser la liste des villes et villages les plus recherchés en 2021, l’association « Villes et villages où il fait bon vivre » s’appuie sur 183 critères triés sur le volet. Dans ses communications, l’association insiste : son label revient aux communes qui affichent les meilleurs résultats sur le plan national, départemental et démographique. Le résultat, selon eux ? Une méthodologie forgée à partir d’une mine de données inédites, d’enquêtes citoyennes et d’un regard affûté sur les attentes des habitants comme des élus locaux.
Quelques points de vue dans la presse
Dans ses colonnes, un grand quotidien national souligne un fait marquant : pour ce classement, la parole n’a pas été donnée aux seuls habitants, mais les organisateurs ont préféré s’appuyer sur des sources statistiques publiques. Annecy caracole ainsi en tête d’un palmarès des villes de plus de 2000 habitants, suivie par Bayonne, La Rochelle, Angers puis Le Mans.
Il aura fallu deux années de collecte, d’analyse et de recoupement pour aboutir à la liste des 34 841 communes métropolitaines classées. L’enquête s’appuie sur 182 critères officiels, fournis notamment par l’Insee, couvrant des domaines variés : éducation, commerces, soins, sport, solidarité, qualité de vie, transports… jusqu’à l’accès à l’Internet haut débit, devenu sujet d’actualité depuis le recours massif au télétravail.
Derrière ces chiffres, on retrouve les priorités de la société française : sécurité, dynamisme économique, services de proximité, environnement et santé.
Classement des villes françaises selon différents critères
À lire
Les meilleures villes pour les étudiants
Chaque année, des classements indépendants évaluent les villes étudiantes à travers plusieurs prismes : attractivité universitaire, vie locale, cadre de vie, emploi des jeunes. L’évolution de l’offre universitaire et les perspectives d’emploi pèsent désormais lourd dans la balance.
Les villes où habiter à prix doux
Certains classements se concentrent sur le coût de la vie : loyers abordables, prix du mètre carré, dépenses courantes. Si vous cherchez à alléger la facture logement, de nombreuses villes moyennes et petites communes offrent une alternative concrète à la vie dans les grandes métropoles.
Les villes où l’emploi dynamise le marché
Focus sur le dynamisme du marché du travail. Rennes, Nantes, Lyon, Paris, parmi d’autres grandes agglomérations, se distinguent par l’avis de leurs habitants et le faible taux de chômage, même si la perception de la réalité locale varie.
Les villes les moins sûres
Autre angle : la sécurité. Les chiffres des infractions recensées par la police et la gendarmerie permettent de dessiner une cartographie du risque, soumis à de multiples lectures selon la densité de population ou la typologie des territoires. En 2021, plus de 3,2 millions de faits ont été enregistrés à l’échelle nationale.
Le regard critique sur les palmarès
À chaque nouvelle publication, la question revient : peut-on vraiment s’appuyer sur ces hiérarchies ? Certains médias relèvent que les résultats dépendent des choix de critères, de méthodes de calcul ou même du profil type des répondants. Une émission télévisée avait d’ailleurs posé la question sur le plateau : Nantes ou Charenton, Paris intra-muros ou métropole régionale, sur quoi se base-t-on pour proclamer “la meilleure ville” ? Au fond, chaque classement agite la même interrogation : qui croire ?
Vers une meilleure qualité de vie
Ceux qui veulent explorer la ville autrement trouveront dans ces quelques ouvrages des angles d’approche stimulants :
- Vivre la ville différemment : des villes durables où il fait bon vivre au quotidien de Laurence Estival et Marjorie Musy propose un état des lieux sur l’évolution des espaces urbains, leurs récentes avancées et défis. Les auteurs croisent expériences françaises et internationales pour aborder la pollution, la gestion des déchets, la mobilité et l’hygiène dans la routine urbaine.
- La ville de Christophe Barge et Thierry Solère anticipe une urbanisation quasi globale d’ici 2050. Le livre retrace la montée de la ville intelligente, qui mise sur la technologie pour réconcilier ambitions urbaines et mieux-être collectif.
- La fabrication des modes de vie : personnes, lieux et environnements d’Annabelle Morel-Brochet et Nathalie Ortar examine le lien entre les parcours individuels, les contextes sociaux et l’environnement habité, autour de quatre axes majeurs.
- Des villes où vivre : modes de vie urbains et défis environnementaux de Julien Damon s’appuie sur des exemples internationaux, de Bombay à Sao Paulo, pour questionner la croissance des mégapoles et leurs conséquences écologiques, avec l’avis de trente experts.
- Vivre dans la ville de Julien Damon dévoile une observation statistique et comparative des perceptions urbaines recueillies auprès de citoyens de 14 grandes métropoles dans le monde.
Hexagone fragmenté, aspirations multiples : à chaque bilan venu s’ajoute une nouvelle pièce au grand puzzle de la vie urbaine et rurale. Derrière les chiffres du moment, il reste cette quête irrépressible d’un “mieux vivre” : inépuisable, vivace, souvent débattue, rarement achevée. Qui, à l’instant T, pourrait prévoir quelle ville incarnera demain ce rêve collectif ?
Eurekoi, Bibliothèque d’information publique


